yannick dacheville donne des conseils pour acheter un bateau a voile

Les conseils de Yannick Dacheville avant d’acheter un bateau à voile

Yannick Dacheville définit le voilier comme un bateau composé d’un gréement avec un mât sur lequel se trouvent des pièces de tissu qui sont les voiles. Il est aussi constitué d’une coque, si c’est un monocoque, ou de plusieurs coques si c’est un multicoque. Il avance grâce à la force du vent sur les voiles. Les multicoques comme les Catamarans et les Trimarans etc. sont des voiliers qui présentent des performances, un confort, une élégance et une stabilité hors-norme.

Le voilier est considéré comme le premier moyen de transport utilisé pour les marchandises, les passagers et les courriers, ainsi que pour la pêche en mer, les batailles navales et d’autres activités militaires.

Le matériel nécessaire à bord d’un voilier avec Yannick Dacheville

Les voiliers ont évolué après la révolution française et trouvent d’autres fonctions, telles que la voile sportive, la navigation de plaisance, etc. Les outils de la navigation sont également choisis en fonction du type de navire, de la durée en mer et du type d’activité.

La navigation en voilier nécessite une préparation minutieuse, car le périple s’étale souvent sur plusieurs jours, voire plusieurs semaines. Sur Voldenfarm, Yannick Dacheville conseille de bien vérifier la météo même si ce n’est pas vraiment un domaine de certitude, mais qui donne un aperçu général du temps qu’il pourrait faire.

Des recommandations sont ainsi prescrites pour permettre aux amoureux de grands voyages en mer à bord de voiliers de bien faire attention au matériel à emporter.

La navigation sur un voilier nécessite l’utilisation d’un certain nombre de matériaux pour assurer la sécurité de l’équipage et des passagers. Les différents équipements dépendent du type de bateau et de la zone de navigation et sont régis par la division 240.

Cette division définit quatre types de navigations qui dépendent de l’éloignement de l’abri. L’abri est un endroit de la côte où tout moyen de transport maritime peut s’arrêter, accoster et repartir en toute sécurité sans aucune assistance. Ce terme prend en compte les conditions météorologiques de la période et les caractéristiques du bateau.

Yannick Dacheville indique que le chef de bord est la personne chargée de s’occuper du matériel de sécurité sur un voilier. Il doit alors déterminer le type de navigation en se référant aux quatre principales zones énumérées ci-dessus et ainsi embarquer les équipements indispensables.

L’équipement le plus important pour un voyage en mer est le gilet autogonflant avec une recharge de gaz. Il est très important pour les personnes habituées à la navigation nautique, car il n’est pas encombrant mais très pratique, agréable et léger. La Société Nationale de Sauvetage en Mer (SNSM) en fabrique de très bonne qualité.

Ouvrir la page de Yannick Dacheville.

Le VHF portable ainsi que son chargeur est un autre équipement indispensable et très utile qui permet de communiquer à la barre. Il donne la possibilité de maintenir la communication avec les autres membres d’équipage et pour entrer dans les différents ports. Les conditions d’utilisation et les conventions relatives aux conversations téléphoniques sont à respecter. Il est judicieux d’obtenir le Certificat Restreint de Radiotéléphoniste (CRR) pour apprendre à utiliser le VHF et avoir toutes les informations en rapport avec les messages de détresse et de sécurité.

On distingue ainsi le VHF fixe. Il est doté d’une puissance de 25 Watts pour une portée de 15 à 20 milles de bateau à bateau et de 30 à 40 milles vers une station côtière. Il permet entre autre d’émettre et de recevoir des appels tout en choisissant leur nature. Il y a aussi le VHF portable qui est beaucoup plus utilisé en phase finale de sauvetage et d’abandon de navire en raison de sa mobilité et de son autonomie. En effet, il a l’avantage d’être transportable partout et à tout moment.

Le compas à pointe sèche est un matériel très important, rapide et efficace qui permet d’évaluer les distances. Yannick Dacheville préconise pour cela d’avoir un Ipad accompagné de son chargeur pour télécharger et consulter les cartes de la destination prévue. Il est donc primordial de jeter un coup d’œil aux bulletins météo avant tout départ.

Le canif ou couteau multifonction est un matériel important qui permet de faire quelques petits bricolages à bord du bateau et aussi de se débarrasser de certains éléments accrochés à l’hélice du voilier. Il est aussi utilisé pour découper les poissons en cas de pêche.

Un bon matériel de flottabilité

L’équipement individuel de flottabilité ou de flottaison est un matériel important qui permet à une personne de ne pas couler en cas de chute et facilite le retour d’une personne qui a perdu connaissance.

Il doit notamment respecter trois critères principaux. La protection est le premier critère. Elle consiste à remonter une personne inconsciente et à la placer dans une posture stable avec les voies respiratoires hors de l’eau. Le repérage sert à faciliter la localisation de jour comme de nuit d’une personne qui se trouve dans l’eau grâce à des lampes de détresse, des sifflets et des bandes réfléchissantes. Et enfin, le secours est pour assurer le repêchage manuel ou la montée mécanique de la personne qui se trouve dans l’eau.

Le niveau de performance de l’équipement est exprimé en newton et c’est au chef de bord de s’assurer que le dispositif correspond à la morphologie de chaque passager. L’aide à la flottabilité utilise 50 Newtons et est généralement utilisé dans les eaux calmes où les secours sont à proximité. Il assure uniquement la flottaison d’une personne consciente et ne sert que pour une navigation jusqu’à 2 milles d’un abri.

Le gilet de sauvetage utilise 100 Newtons et correspond aux navigations allant jusqu’à 6 milles d’un abri. Il est employé dans les eaux calmes, intérieures et protégées. Le port de vêtements légers est primordial pour son efficacité.

Le chef de bord doit aussi avoir le 150 Newtons pour garantir le retournement sur le dos d’une personne inanimée.

L’utilisation du matériel de 275 Newtons concerne les navigations en haute mer, dans des conditions extrêmes, car il assure le retournement sur le dos d’une personne inconsciente.

La combinaison de protection, approuvée SOLAS ou marquée CE comme le précise Yannick Dacheville, permet de protéger le torse, l’abdomen et peut remplacer l’EIF. Sa flottabilité doit être pour ainsi positive jusqu’à 2 milles d’un abri et de 50 newtons jusqu’à 6 milles.

Les différents équipements de flottabilité sont des éléments indispensables à vérifier lors de l’achat d’un voilier. On peut citer les gilets de sauvetage qui assurent une position de flottabilité sur le dos avec la tête hors de l’eau. il y a aussi les aides à la flottaison mais il faut savoir nager pour les utiliser ou faire divers mouvements pour mettre sa tête hors de l’eau.

D’autres matériaux sont également indispensables, explique Yannick Dacheville (suivre ce lien pour le contacter) dont les moyens de repérage lumineux recommandés pour tout voyage à bord d’un voilier. Ils comprennent la lampe frontale pour favoriser un éclairage ponctuel, la lampe flash qui s’allume automatiquement au contact de l’eau salée et dure 10H, la lampe torche certifiée étanche à l’immersion et équipée de LED, d’interrupteur magnétique, de torche et de flash de détresse et enfin le cyalume.

Conseils pour l’achat d’un voilier

Quelques conseils sont prodigués pour tous les amoureux de croisière au large en voilier afin de faire attention lorsqu’il s’agit de l’achat d’un voilier.

Le premier pas à faire est l’expertise du bateau, car moins l’acquéreur s’y connaît en matière de bateau et plus elle est nécessaire à effectuer par un expert maritime. Il conseille le futur acquisiteur en l’aidant à déterminer le montant des réparations (s’il y en a) ou des mises à niveau nécessaires pour la parfaite efficacité du navire. Sa facture s’élève généralement à 40 euros le mètre linéaire sans compter les frais de mise au sec de l’unité. Il est le seul capable de vérifier l’état du voilier.

Des frais masqués peuvent apparaitre après l’achat du bateau, alors l’expertise du spécialiste va permettre d’éloigner les mauvaises surprises, sans compter les formalités administratives relatives à la vente : contrôler l’acte de francisation, vérifier l’absence de saisie conservatoire ou d’hypothèque, etc.

Le choix de l’unité vient ensuite. Il se fait en fonction du bassin de navigation, comme en Bretagne où les unités de taille moyenne à faible tirant d’eau sont privilégiées, car elles sont adaptées au fort marnage de la région et aux croisières entre rias et archipels. En Méditerranée, les grandes unités rapides équipées de bi-minis sont à privilégier, car elles sont capables de faire des milles pour rejoindre la Corse, l’Espagne ou les Baléares rapidement.

Ce point permet d’orienter l’acheteur vers une unité dont l’aménagement et les performances conviennent à ses besoins.

La longueur du navire compte également. Elle dépend essentiellement du budget de l’acquéreur, mais aussi de la place de port qui peut s’avérer trop grande ou trop petite pour le bateau. Mieux vaut commencer par un bateau de taille moyenne pour un premier achat.

Une autre option à envisager est aussi le leasing ou LOA (Location avec Option d’Achat) à cause des nombreux avantages fiscaux qui en découlent. La TVA est réduite à 9,8% au lieu de 19,6%. Lorsqu’une unité de location passe du temps en dehors des eaux communautaires et est au nom du bailleur, sa valeur n’entre pas dans le calcul de votre patrimoine ni dans celui de l’impôt sur la fortune.

Le matériel de sécurité doit aussi suivre une règlementation stricte. Le propriétaire est libre de choisir le niveau d’équipement parmi trois packs de sécurité en fonction de son programme de navigation. Chaque pack correspond à une notion d’éloignement par rapport à un abri, basique pour moins de 2 milles, côtier et hauturier pour moins de 6 milles. Si l’unité est financée par une LOA, elle doit être équipée du pack hauturier (de 2 000 à 3 000 euros).

Un autre élément important est de trouver un emplacement au port. il faut s’enregistrer au préalable dans 3 à 4 ports, opter pour des marinas étrangères ou choisir des amarrages à corps mort. Certains concessionnaires font bénéficier l’acquéreur de la place leur appartenant, mais cette solution n’est que provisoire.

Le mieux est d’être inscrit sur la liste d’attente de votre port de prédilection pendant des années (3 ou 4 ports) pour bénéficier de la première place libre, participant ainsi à une bulle spéculative concernant les besoins réels en anneaux, d’autres vont choisir l’amarrage à un corps mort ou vont trouver d’autres options : achat d’une unité transportable, port d’attache à l’étranger, etc. Si l’on opte pour un transportable, une grande partie de cette problématique disparaît.

Le permis côtier est indispensable pour prendre la barre d’une unité motonautique avec une puissance au dessus de 6 CV. Les propriétaires de voilier n’ont pas à s’en soucier, sauf si le voilier est équipé d’une VHF fixe, alors le skipper doit être titulaire soit du permis plaisance option côtière pour être en règle dans les eaux territoriales françaises, soit du CRR ou Certificat Restreint de Radiotéléphoniste pour naviguer à l’étranger.

Le prix de vente du navire ne correspond généralement pas à l’unité prête à naviguer. Il faut ajouter l’armement de sécurité et les services indispensables, dont la livraison ou le mâtage. Les voiles sont souvent absentes des inventaires des unités de grand voyage ou de régate. Le prix du bateau est donc à décortiquer minutieusement. Il faut savoir anticiper les coûts supplémentaires liés à l’achat armement de sécurité, coût de la livraison et du matage, etc.

La souscription à une assurance n’est pas vraiment obligatoire, seuls les ports de plaisance l’exigent pour couvrir les dégâts que l’unité peut causer. Deux types de contrat sont ainsi érigés. L’un dit que le tiers doit couvrir les dégâts causés à des tiers mais en aucun cas ceux subis par son bateau, l’autre stipule que le tiers couvre les dommages, le vol, le rapatriement et les frais médicaux.

Le prix d’acquisition d’un bateau coûte cher et son entretien 10% du prix d’achat sans compter les frais d’assurance. Il faut alors prévoir un budget annuel pour couvrir les frais de fonctionnement et d’équipement (matériel électronique, de sécurité et l’accastillage), des frais annuels pour la taxe de francisation, le carburant, l’hivernage du moteur et du bateau, etc.